Aux racines de la crise politique en Algérie Par Dr Ahmed BENBITOUR

Octobre 2010
La crise politique en Algérie prend ses racines dans les conditions d’installation du « pouvoir » au lendemain de l’indépendance.
Mais, c’est aussi une crise du nationalisme parce que, pendant longtemps l’affirmation nationale était liée à l’indépendance nationale. De plus, l’indépendance signifiait la liberté.
Effectivement cette équation : indépendance nationale égale libération du peuple et liberté des populations, trouvait sa justification dans la nature répressive du système colonial. Il était naturel de croire que le chemin le plus court vers la liberté était de briser l’obstacle colonial.
De nos jours, cette équation commence à être remise en cause, parce que, les dirigeants nationaux ont dilapidé le crédit moral qu’avait pu leur donner la lutte d’indépendance.
D’où la nécessité d’analyser les conditions de récupération de la souveraineté nationale et la conduite des affaires politiques de l’indépendance à nos jours pour bien cerner la crise politique et délimiter les actions pour s’en sortir.
En réalité, l’ambiance de domination et de brutalité caractéristique de la période coloniale n’a pas empêché l’émergence et le développement du Mouvement National à partir de 1919.
Ce Mouvement National a été porté par des militants ayant fait leur école à l’intérieur du syndicalisme ouvrier. De ce fait, il ne pouvait qu’être progressiste et moderniste. Le Mouvement de l’Islah porté par Cheikh Benbadis a déclaré la guerre au charlatanisme et au traditionalisme pour instaurer la Réforme qui va évoluer vers le nationalisme.
Il faut bien noter que se sont les événements du 8 Mai 1945 et la répression qui les a accompagnés qui vont bouleverser le rapport des forces au profit du Mouvement Révolutionnaire et affaiblir considérablement le Mouvement National à caractère politique.
C’était la disqualification des partis politiques et l’ouverture du champ à la Révolution de Novembre 1954, sous la conduite de l’Armée de Libération Nationale (A.L.N.) et le Front de Libération Nationale (F.L.N.). 
Il apparaît clairement que le combat du peuple algérien, depuis la naissance du mouvement national, après la 1re guerre mondiale, jusqu’au saut qualitatif de la Révolution de Novembre 1954, s’inscrit dans une trajectoire de modernisation. Cette trajectoire a-t-elle connu une rupture en 1959, en 1962, en 1965, en 1992, en 1999, en 2004 ou en 2009? Les avis sont partagés sur la réponse à cette question. Toujours est-il, qu’en 2009, il y a une majorité écrasante des anajyses qui accepte l’idée de l’existence d’un autoritarisme et d’un patrimonialisme qui freinent la modernisation. Il faut par conséquent travailler à fermer cette parenthèse historique, et affirmer qu’il n’y a pas de fatalité, que le peuple Algérien a ouvert un combat libérateur vers la modernité qui a été cassé momentanément par l’autoritarisme, que le moment est venu pour marcher à nouveau vers la modernité.
Nous avons besoin d’une prise de conscience nouvelle qui rassemble toute la Nation, comme celle qui a fait bouger les algériens en 1954. C’est ce qui va semer l’espoir et la confiance chez toutes les algériennes et tous les algériens et leur permettre de consacrer la stratégie de sortie de crise comme le vrai début d’une solution durable, construite sur une vision claire de l’avenir, mais pas une vengeance de tel ou tel ou une sanction du système prévalant qui n’a pas été capable de les sortir de la crise.
Lorsque nous faisons le point sur l’évolution du Mouvement national nous constatons qu’il n’a pu faire le saut qualitatif que lorsqu’après les massacres du 8 Mai 1945, il a pris conscience de la force de mobilisation du peuple dans un mouvement révolutionnaire, ce qui n’était pas possible au niveau du mouvement politique.     
Les événements du 8 mai 1945 ont prouvé que l’indépendance ne pouvait s’acquérir sans la violence révolutionnaire. C’est la violence révolutionnaire par la radicalisation des positions et l’action directe contre l’ennemi qui va bénéficier de la légitimité auprès de la population.
Cependant, la Révolution était dans un grand besoin de créer des institutions capables d’assurer la continuité du combat sans dépendre des individus.
C’est à quoi va s’atteler un noyau de responsables. Leur travail va aboutir à la tenue en 1956 du congrès de la Soummam qui va apporter les contours de cet édifice institutionnel :  
« On y retrouve, explicités, les trois éléments clés qui identifient la nature du mouvement de libération et sous-tendent sa cohérence idéologique et politique : une légitimité révolutionnaire articulée sur un programme et une stratégie structurée ; un statut organique définissant les rouages de la Révolution et leur mode de fonctionnement ; une direction unique et homogène. ».
Mais c’est la question de la direction et de son homogénéité qui va poser les problèmes les plus sérieux à la Révolution.
Si la question est réglée au niveau institutionnel, puisque le Front de Libération Nationale (F.L.N.) est reconnu comme la seule organisation représentant le peuple algérien et sa révolution, le problème reste entier à l’intérieur de la direction du F.L.N. et de l’Armée de Libération Nationale (A.L.N.). Le Congrès de la Soummam a essayé de régler ce problème du leadership de la Révolution en établissant deux principes qui devaient guider le comportement des acteurs tout au long de la guerre : la primauté du politique sur le militaire et la primauté de l’intérieur sur l’extérieur.

Après le cessez-le-feu ; la population, les militants et les Moudjahidine au combat sont fatigués par plus de sept ans de mobilisation permanente ; ils aspirent, le plus normalement du monde, à un repos bien mérité et au retour dans leurs familles.
Ils se rendront compte que l’Etat Major Général (EMG) a préparé la prise du pouvoir et dispose pour le faire d’une armée importante aux frontières.
Ce fut la guerre entre wilayate et « l’armée des frontières »  avec pour résultat, la prise du pouvoir par des responsables qui étaient mieux préparés à faire face à la lutte des clans qu’à la construction d’un Etat digne du prestige de la Révolution algérienne et du sacrifice du peuple algérien. « Le fleuve était détourné » !
Ce que nous voulons démontrer par cet exposé, c’est que ce « détournement du fleuve » va instaurer un mode de gouvernance que nous pourrons qualifier de « gouvernance par l’utopie et le faire semblant » ; c’est à dire annoncer des principes louables qui ne sont pas applicables au contexte prévalant et pire encore qu’on n’a pas la volonté d’appliquer.
Feu Benyoucef BENKHEDDA dans le texte déjà cité parle de déviation et même de dérive : « En réalité, s’il y a déviation, elle prit corps à partir de la mort de Abane. Certains dirigeants de la Révolution ne lui ont jamais pardonné son fameux principe de la primauté du politique sur le militaire, car ils redoutaient de se voir amoindris dans leur rôle et leur statut de « chefs de guerre » (fin de citation) ».
Combien de mois après le congrès de la Soummam, les responsables ayant adopté ces principes sont-ils restés à l’intérieur du pays? Qui détenait le pouvoir dans le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) ? Pourquoi l’E.M.G. a-t-il osé faire la guerre au GPRA ? Quelles leçons ont tiré les responsables de l’époque des manifestations de « sept ans ça suffit » ?  Comment expliquer l’incapacité des dirigeants de la Révolution à réaliser ce que l’Emir Abdelkader a su faire dans des situations autrement plus complexes, à savoir, « agencer les rouages d’un gouvernement » ? De même que l’inaptitude à « créer des institutions capables d’assurer la continuité du combat sans dépendre des individus ». Que s’est-il réellement passé au congrès non achevé  de Tripoli ?
Et plusieurs autres questions qui méritent d’être étudiées pour comprendre les conditions de prise du pouvoir à l’indépendance, lesquelles conditions ont malheureusement tracé la trajectoire du système de gouvernance depuis.
Toujours est-il qu’à l’indépendance et en grave contradiction avec les principes du congrès de la Soummam, ceux qui ont pris le pouvoir ne sont ni de l’intérieur, ni des politiques; c’est la consécration de l’autoritarisme et du patrimonialisme qui s’installera dans la pérennité.
Les changements successifs de Chefs d’Etat et de Chefs de gouvernements, après l’indépendance n’y feront rien.
Près de cinq décennies après l’indépendance, nous sommes toujours à la recherche d’une légitimité articulée sur un programme et une stratégie structurée, un statut organique définissant les rouages de l’Etat et leur mode de fonctionnement et une direction unique et homogène. On ne construit pas un Etat avec des slogans et les luttes entre clans !
D’où l’importance d’un travail d’analyse approfondie pour trouver des réponses convaincantes à ces questions. Le changement du système politique, rendu inéluctable aujourd’hui, passe par un tel travail.
Une fois la souveraineté reconquise, le pays va vivre une première période de son indépendance entre 1962 et 1965, marquée par la lutte au leadership, sans l’apparition d’une élite capable de proposer un projet de société.
C’est aussi la consécration du Front de Libération Nationale comme parti unique.
La lutte entre les chefs de file de clans était plus orientée vers le contrôle du Bureau Politique, l’Assemblée Constituante et le Gouvernement. Elle ne portait pas sur des options fondamentalement différentes quant au projet de construction d’une République faussement appelée « démocratique et populaire ».
La tentative des tenants apparents du pouvoir d’utiliser le Front de Libération Nationale et la légitimité historique comme contrepoids à l’ascension des militaires au pouvoir a échoué. 
Il y avait trop de confusion et de désorganisation dans l’exercice du pouvoir. La population et les militants étaient trop fatigués par plus de sept ans de guerre de libération nationale. Ils n’avaient qu’une aspiration : la justice sociale, compte tenu des conditions difficiles vécues pendant la période coloniale et la guerre d’indépendance, comme nous l’avons déjà vu.
Malgré cette aspiration à la justice sociale, l’option socialiste n’a pas été suffisante pour donner la légitimité nécessaire.
Ce fut alors, l’ascension facile au pouvoir, le 19 Juin 1965, d’une équipe menée par le Ministre de la Défense au moment du coup d’état et Chef de l’Etat Major Général de l’Armée de Libération Nationale à l’indépendance.
Profitant de l’échec de la construction d’une légitimité historique autour du parti unique, le nouveau pouvoir va, dans une première étape, essayer de construire une légitimité autour de « la construction d’un Etat qui survive aux hommes et aux événements ».
Le parti unique est relégué au rôle d’accompagnateur dans la mobilisation des électeurs à l’occasion des premières élections des Assemblées Populaires Communales, par exemple.
Le pouvoir est détenu par un Conseil de la Révolution et le Conseil des Ministres. Le pouvoir réel semble être entre les mains du Chef en s’appuyant sur un nombre limité de compagnons à l’intérieur du Conseil de la Révolution. C’est l’apparition de l’oligarchie militaire.

A la mort du Chef de l’Etat en 1978, l’armée va jouer un rôle essentiel dans le choix de son successeur. C’est « l’officier le plus ancien dans le grade le plus élevé » qui est retenu.
Cette sortie de l’armée au moment du changement du chef de l’Etat, va être caractéristique du système de pouvoir en Algérie par la suite.
Mais contrairement aux armées directement impliquées dans les questions d’exercice du pouvoir comme en Turquie ou au Portugal après la chute du régime de SALAZAR, l’armée algérienne n’intervient publiquement qu’au moment de changement du Chef de l’Etat.
Tout se passe comme si, l’armée accorde une délégation de pouvoir au Chef de l’Etat qui s’apparente plus à une nomination qu’à une délégation puisque offerte sans la mise en place d’un système de contrôle formalisé et institutionnalisé, comme le Conseil de la Révolution ou un Haut Conseil de Sécurité actif.
Alors, lorsque la catastrophe arrive, l’armée se trouve à intervenir pour le changement dans les plus mauvaises conditions de préparation. Ce fut le cas en 1992, en 1994 et en 1999.
Cette période des années ‘1980, va connaître le retour du parti unique aux commandes du pouvoir.
Il va pénétrer le secteur économique et l’administration par le fameux article 120 qui faisait de l’appartenance au parti F.L.N. la condition monnayable pour se maintenir ou pour accéder à un poste supérieur dans les entreprises publiques ou dans l’administration.
Il a poussé plus loin sa pénétration du secteur économique en prenant la tutelle du syndicat unique et en implantant des cellules du parti dans les entreprises et dans les usines.
Il a pénétré le secteur local par la mise en place de conseils de coordination au niveau des wilayate présidés par le responsable local du parti.
Il a été jusqu’à offrir des postes dans le comité central du parti pour les officiers supérieurs de l’armée.
Alors, va s’installer un système de corruption et d’accaparement institutionnalisés auquel vont  se superposer les effets indésirables des réformes économiques lancées après la chute brutale des prix du pétrole en 1986. C’est le début de la dégradation du niveau de vie, l’accroissement du chômage, les circuits illicites d’importation et de distribution des produits rares, la course aux devises grâce au différentiel de taux de change entre le marché officiel et le marché parallèle, ainsi que l’émergence d’une nouvelle mafia dominant les trabendistes (appellation algérienne pour les agents économiques qui agissent sur le marché parallèle).
Les événements tragiques d’Octobre 1988 qui ont été caractérisés par un face à face entre la jeunesse et les forces armées, vont trouver un écho favorable auprès des responsables de l’époque et amener une nouvelle constitution en 1989 qui va consacrer une tentative d’ouverture politique.
Il est alors utile de comparer les conditions de « nomination » du Chef de l’Etat en 1979 et 1999 pour proposer une lecture des perspectives d’avenir politique.
Si le pouvoir devait être incarné dans le Chef de l’Etat, il est aisé de constater qu’il est resté entre les mains des militaires de façon apparente ou déguisée.
En 1979, c’est « l’officier le plus ancien dans le grade le plus élevé » qui est désigné par l’institution militaire pour être « investi » par le parti unique et proposé à des élections présidentielles au « suffrage universel » comme candidat unique.
En 1999, c’est « le candidat le moins mauvais » qui est désigné par l’institution militaire pour être « investi » par une « coalition de partis politiques au service » et proposé à des élections présidentielles maintenues malgré le retrait de six candidats sur sept, donc comme candidat unique.
La différence apparente est qu’en 1979, il y avait un parti unique assumé et en 1999, il y a multipartisme de façade !
La décennie 2000 est caractérisée par la défaillance de l’Etat, la généralisation de la corruption et la perte de la morale collective.
Alors une question s’impose : si les erreurs se  répètent qui en est responsable ?
Il y a deux faits qui persistent : la répétition des erreurs avec plus de gravité dans le temps et le maintien du pouvoir dans les mêmes cercles du système de « la gouvernance par l’utopie et le faire semblant ».
L’organisation des élections présidentielles en 2009 est un révélateur de la persistance de ce système. De même, le mode de changement de la Constitution pour autoriser plus de deux mandats au Chef d’Etat en exercice
Elle prouve « par l’absurde » qu’il ne faut plus compter sur les institutions « républicaines » pour apporter le changement. Toutes les institutions, sans exception, ont été soit vassalisées, soit neutralisées, au profit du renouvellement du mandat du Chef de l’Etat, imposé en 1999.
Une conclusion fondamentale se dégage: objectivement, le changement ne peut venir ni de l’intérieur du régime, ni de ses satellites (partis politiques de la coalition, Parlement, organisations de la société civile dans leur état actuel).
Autrement dit le régime ne mettra en œuvre les réformes significatives attendues, que lorsque ceux qui sont en dehors de ses rangs, le mettent sous pression de le faire, par tous les moyens légaux et en dehors de toute violence verbale ou physique.
La recette est claire : plutôt que de s’attacher à la prise de pouvoir par des processus qui ont prouvé leur inefficacité ( pluralisme politique de maquillage, élections régulières …), il faut s’attaquer à la construction d’un Etat, digne de la prestigieuse Révolution d’indépendance et des sacrifices du peuple Algérien par les larmes et par le sang dans son combat contre la violence intégriste d’un côté et le totalitarisme de l’autre. Cela commence par la refondation de l’Etat, la refondation de l’économie, la refondation de l’école.
Alors ensemble pour un débat sur les moyens d’avancer vers une nouvelle voie pour réaliser le changement tant attendu par tous.

 



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DEBAT DU JOUR : L’ETAT ALGERIEN EST-IL PÉRIMÉ ?

vieux.jpgSur la scène nationale comme au plan international, il semble dépassé, incapable de comprendre les enjeux de l’époque. Ceux qui le dirigent, accrochés au pouvoir depuis 50 ans, l’ont transformé en vieil appareil obsolète : l’État algérien est-il définitivement périmé ?    

►► L’AVIS D’ABDERRAHMANE MEBTOUL , EXPERT INTERNATIONAL PROFESSEUR D’UNIVERSITE

   « Du fait du blocage culturel de certains responsables croyant être toujours dans les années 1970,  l’Algérie semble avoir du chemin à faire pour pénétrer dans les arcanes de la nouvelle économie  risquant d’hypothéquer l’avenir du pays »   (LIRE LA CONTRIBUTION)  

►► L’AVIS D’ABDELAZIZ RAHABI, ANCIEN MINISTRE 

« L’état d’esprit chez nos voisins a cependant évolué pour conduire à l’émergence de nouvelles élites, tunisienne et marocaine, pragmatiques qui perçoivent l’idéal maghrébin dans ses dimensions les plus concrètes : la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux. Chez nous, le discours politique, les manuels scolaires et les médias ont abusivement cloné les jeunes sur la culture politique de leurs aînés à défaut de leur inculquer les vertus du pragmatisme et de la préférence nationale » (LIRE LA CONTRIBUTION)   

►►  L’AVIS D’AHMED BENBITOUR, ANCIEN CHEF DU  GOUVERNEMENT

 « L’Etat est défaillant, pis, il se dirige vers un Etat déliquescent. Il est (le pouvoir) autoritariste dans le sens où il n’accepte aucun contre-pouvoir, il est aussi de nature patrimonialiste, c’est-à-dire, un chef entouré de courtisans zélateurs et qui considère que la société est arriérée et inapte à la politique »   (LIRE LA CONTRIBUTION) 

►► L’AVIS DE HASSAN MOALI,  EDITORIALISTE AU QUOTIDIEN EL-WATAN  

« Pour s’être gaussé durant huit ans de formules aussi pompeuses que celle du « retour de l’Algérie dans le concert des nations » dont on a gavé le peuple jusqu’à l’overdose, le pouvoir de Bouteflika s’est dispensé d’un effort d’imagination si décisif dans un domaine où les erreurs se payent cash. Dans un monde où les ensembles régionaux et des groupes d’intérêts économiques et géopolitiques se font de plus en plus nombreux, il est difficile de cataloguer notre pays parmi les sphères diplomatiques qui font bouger le monde »    (LIRE LA CONTRIBUTION)    

                                                  VOS AVIS

Atala :
Il faut craindre alors pour notre pays, le jour où nous nous réveillerons un beau matin pour apprendre que tout a été cédé, dans notre pays, sur la base des nouvelles mutations dans le domaine des relations commerciales. Sonatrach, Sonelgaz, et tout ce qui faisait la fierté des algériens ne nous appartiendra plus et même le pays avec. Disparaissez svp avant que le pays ne disparaisse avec, par la faute de prédateurs ignorants. Faire des affaires rentables pour le pays oui, mais pour le vendre, non ! Que ces individus Jouent à la roulette russe avec son propre argent est une chose, le jouer avec celui de la nation est un crime qui peut mener à une guerre civile. Déjà que dans le sud notre pays est convoité pour ces richesses. Pour ce dernier cas, l’intelligence est requise, sinon c’est une irakisation qui se pointera… 
 


Ghanima :

Le protectionisme et le patriotisme économiques , les lois de préemption et de nationalisation-privatisation , les lois anti-OPA sont toujours des mécanismes actionnables pour défendre ses intérets même dans les pays développés. L’avenir de l’Algérie ne sera hypothèqué que si nous subissons la mondialisation dans le sens unique , comme un comptoir d’import-import tout azimuts et si les capacités de participation et d’échanges commerciaux dont pourrait se doter le pays ne sont pas neutralisées par la Bourgeoisie campradore d’Etat dont le principal souci est le pillage , le bradage et le transfert des richesses du pays vers les Métropoles pour acheter la paix et consolider le système politique national.  

 Omar Cheriet :
Monsieur Mebtoul, tout ce que vous décrivez dans votre contribution relève de la démarche normative, or tout le monde sait très bien depuis le début que le dossier Orascom n’est en aucun cas un dossier économique puisque tout le monde sait très bien qu’Orascom a obtenu des facilités des largesses de la part de notre Fakhamatou la licence a été délivrée à Orascom à un prix dérisoire, les banques publiques ont participé au financement de ce désastre économique, M. Benchicou a bien expliqué comment s’est installé Orascom chez nous, il serait temps en Algérie que les différentes personnes aient le courage de dire la vérité, Orascom est un dossier hautement politique, car tout les étrangers savent que c’est notre 3/4 de Président qui est responsable de ce dossier, Sawiris l’a bien dit et redit les russes l’ont bien compris, l’escale de Medvedev à Alger n’était qu’un moyen de faire pression sur Alger pour que notre Fakhamatou cède et accepte cette cession…..qui pourrait représenter une saignée des finances publiques…. Voila ce que nous amène notre Fakhamatou avec son ignorance totale des dossiers aussi bien économiques que diplomatiques entre le dossier Orascom et le dossier des frontières Sud de l’Algérie l’Algérie est ridiculisée merci Monsieur le Président et merci tout le ghaita band qui l’accompagne…. 
 
 
Lynda :

Merci Dr Mebtoul pour cet excellent article. Vous faites partie de la poignée d’intellectuels algériens qui continuent à nous éclairer de leurs analyses pertinentes sur des sujets d’actualité qui concernent l’avenir de notre pays que Bouteflika et son clan mènnet à la catastrophe. L’affaire Djezzy n’en est qu’un triste échantillon, qu’une avance pour un solde de tout compte dramatique. Pauvre Algérie convoitée par les étrangers et fuie par ses propres enfants! 
 

Mokhtar :
Selon un journal russe M. Medvedev aurait écourté son séjour en Algérie, qui n’a duré que moins de 24heures alors qu’il devait durer 3 jours. Le comportement peu sérieux et à la limite de l’insolence de Bouteflika serait la cause de ce départ précipité. La liste des Chefs d’Etat ennemis de Bouteflika s’allonge. 
 

Benmoussa :
« Stratégie vs Improvisation », l’article publié, il y a quelques mois par Amine Benrabah dans son blog : http://cestleclandoujdaquimatuer.centerblog.net est plus que jamais d’actualité. Connaissant les bricoleurs à qui il a à faire ou affaire et qu’il a gavés de dollars , pour leur soutirer le centuple ou le « milletuple » ( je ne sais pas si ce terme existe ), Sawiris a réédité avec Djezzy l’exploit d’Orascom/ciment avec Lafarge et d’Orascom Pétrochimie avec la Morgan Stanley, cédées totalement ou partiellement au quintuple. Il donne ainsi raison aux journalistes et personnalités égyptiens qui nous avaient ridiculisés à longueur d’émissions radios, télés et de colonnes de journaux égyptiens. Oui, parcequ’il est dirigé depuis 1999 par des hommes intellectuellement limités, obnibulés par leur arrogance et aveuglés par lerus courtisans, périmés, hors temps et hors normes, l’Etat algérien est aujourd’hui à leur image dramatique. Pleure O pays bien aimé ! SOS, peuple et pays en danger ! http://amnistie.centerblog.net Voir aussi ces blogs frères : http://contreleclandoujda.centerblog.net http//toutsurlelectionpresidentiellede2009.centerblog.net http://nonalelectiondelahonte.centerblog.net http://denosancetres.centerblog.net http://ombresetlumieresalgeriennes.centerblog.net http://diplomatiealgerienne.centerblog.net http://mostfaetlindachergui.centerblog.net http://sauverbouchama.centerblog.net et en hommage à la femme algérienne, gardienne incorruptible et intaitable des valeurs ancestrales, qui nous ont préservés de la folies des dirigeants autoproclamés de notre pays : « Tant qu’il y aura des femmes », paru dans le blog de R. : http://decoeuracoeur.centerblog.net  



L’affaire Djeezy /Vimpelcom : L’Etat algérien est-il périmé ? Par le Docteur Abderrahmane MEBTOUL expert international professeur d’Université

djezzy2.jpgContribution  MATIN DZ  11 octobre 2010  
 
« Eviter  de mauvaises solutions à des problèmes mal posés » Robert Reich professeur à Harvard
Ce n’est plus une affaire entre l’Algérie  et  Orascom Télécom mais entre l’Algérie et le groupe   russo-norvégien Vimpelcom. La problématique  de cette contribution  est  de poser   l’évolution  du droit  des affaires  au niveau international en donnant  des précisions sur certaines notions que certains  confondent  et surtout de poser l’urgence  d’une adaptation de l’Algérie face aux contraintes de la  réalité amère   des mutations mondiales.

(suite…)



CPA, veut-on couvrir Betchine et des généraux ? Suivez le débat du jour

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C’est le grand débat des lecteurs du Matin. Derrière la privatisation du CPA se cacherait une immense fuite des capitaux et la volonté de « noyer » près d’un milliard de dollars prêtés par la banque à des notables, dont le général Betchine et des dizaines d’affairistes qui n’ont jamais rien remboursé. Des cadres de la banque l’attestent. Leurs messages régulièrement publiés ici, sont autant de SOS que personne ne veut entendre. ( Lire deux d’entre-eux : « Je suis cadre au CPA et je dis ceci…  » ainsi que  » CPA : On use des mécanismes techniques pour couvrir une immense fuite de capitaux ») …Veut-on vraiment étouffer un scandale en privatisant le CPA ? Quelle est la part de vérité ? Suivons le débat.

Le Ché écrit :1 octobre, 2007 at 16:26

J’ai aussi travaillé au CPA, c’était vraiment une école (c’est paradoxalement pour cela que les plus compétent n’y sont plus), j’ai rencontré, ces derniers temps, plusieurs haut cadres de la banque, qui tous redoute la privatisation.

Si par la loi, le personnel est protégé dans ces droits pendant 5 années, les gens n’ont logiquement rien à craindre. Le personnel sera ensuite aligné sur les salaires appliqués dans le privé, ce qui est censé amélioré leurs situation sociale.

Les craintes de ces personnes n’est justifiée en faite que par leurs incompétences et les bourdes qui risque d’être découvert à tout les niveaux.

El herba écrit 1 octobre, 2007 at 17:40:

prends la poudre d escampette mon ami cadre du cpa avant qu il ne t arrive ce qui est arrivéé a bcp d hommes comme toi, et la liste est longue tres longue et elle ne s’arrêtera pas.

Mohamed bA.bA. écrit 1 octobre, 2007 at 18:19:

Mais arrêtez avec vos faux prétexte.

Quelques soient les malversations, il faut privatiser toutes les banques et toutes les sociétés. C’est le seul chemin vers le progrès.
Si à l’occasion de ces privatisations des opérations de “camouflage” sont effecutée par l’Etat, c’est aux députés de dire leur mot. Ne votent-ils pas les lois de finances où les recapitalisations sont budgtées. Ils n’ont qu’a demander des comptes. Et si malversations ont eu lieu c’est à la justice de faire son travail.

De grâce arrêtez de dévier le débat. Vive la provatisation. Reagardez comment fonctionne OTA, Wataniya, DHL, etc. …

Moncef Kloustri écrit 1 octobre, 2007 at 19:02

A Mohamed de dz.algérie.free.fr, je suis désolé de devoir vous dire que vous n’avez rien compris aux soubassements du projet de privatisation du CPA !

Depuis prés de 10 jours, nous prenons connaissance sur l’excellent blog de Benchicou, de points de vue tout à fait compétents émanant de cadres du secteur bancaire.

Et au lieu de faire l’effort de comprendre, comme ils tentent de nous y aider, les tenants et aboutissants de la privatisation, vous préférerez polluer le débat en ne présentant d’ailleurs aucun argument intéressant.

C’est aussi cela le problème en Algérie : sur des questions assez complexes et sur lesquelles des gens censés nous donnent à réfléchir, vous, au contraire, vous intervenez pour “tuer” la discussion !

Personnellement, j’aimerais bien que des cadres de Sonatrach fassent comme Slim Trika l’a fait pour le CPA.

J’aimerais bien qu’on ouvre aussi le dossier Sonatrach, celui aussi d’Air Algérie. Là aussi, je suis convaincu qu’il y aurait bien des choses à dire. Et il faut les dire pour que l’opinion publique ne soit plus manipulée par les médias officiels ou par la langue de bois des ministres, députés, sénateurs et autres faux représentants de la vox populi !

Moncef Kloustri

Mohamed bA.bA. écrit: 1 octobre, 2007 at 19:13

A Moncif,

Le genre de choses rapportées à droite et gauche sur le CPA et autres et dont il est difficile de vérifier la réalité est justement ce qui n’arrive pas dans une société privée qui a des actionnaires à qui il faut rendre des comptes certifiés et des stratégies de profits.Je dis simplement que je suis pour les privatisations ET AUSSI pour que les députés et la justice fasse leur travail.

Cordialement,

Mohamed bA.bA.

Ratiba Temouil écrit 1 octobre, 2007 at 19:16

Le repreneur du CPA procèdera à la compression d’au moins 50% des effectifs.

Le CPA compte prés de 4300 travailleurs, donc ce sont prés de 2000 agents qui seront congédiés aprés la privatisation, plus précisément de façon graduelle durant les 5 ans qui suivront la privatisation.

Cela est consigné dans le cahier des charges.

Les gens croient que cela aura lieu aprés 5 ans, mais ils oublient que le repreneur va anticiper les choses en utilisant les techniques que les spécialistes du management connaissent bien.

Ces techniques s’appellent redéploiement, incitation au départ en retraite anticipé, permutations pénibles, non remplacement des départs, suppression des postes de travail, application exorbitante du droit du travail…

LA suppression des 2000 postes de tavail est inévitable car le repreneur visera le profit, rien que le profit; cela signifie que tout ce qui gène la réalisation du profit, il le liquidera !

Ratiba Temouil

Moncef Kloustri écrit: 1 octobre, 2007 at 19:22

Pour ceux qui doutent de la véracité du montant des créances douteuses (900 millions de dollars), les cadres du secteur qui ont parlé du CPA, nous ont bien dit que le chiffre est facilement vérifiable puisqu’il est repris dans les bilans de la banque.

Les mêmes cadres ont toutefois précisé que les 900 millions de dollars en question comprennent les crédits octroyés mais non remboursés auxquels il faut ajouter les intérêts échus plus les intérêts de retard.

Donc ces arguments sont tout à fait recevables !

Que vous faut-il encore comme preuves ?

Moncef Kloustri

Mourad écrit: 1 octobre, 2007 at 19:25

Salut

Mohamed de dz.algerie, vous n’apportez rien au debat alors SVP taisez-vous ou plutot faire taire votre clavier.Vous dites des banalites alors que des cadres du secteur bancaire vous parlent de choses graves. Privatiser POURQUOI PAS, aucun probleme pour ca. Ce n’est pas le probleme qui se pose. Les gens essayent de vous faire comprendre autre chose que malheureusement vous n’avez pa sla capacite de comprendre ou bine vous faites semblant de ne pas comprendre.

Et arretez SVP de dire LES DEPUTES…..quels deputes? l’Algerie a des deputes !!! c’est quoi ce delire !

Vous pouvez vous contentez de ne rien dire, comme moi. Vous n’etes pas oblige d’intervenir dans ts les sujets. Je suis pourtant un ancien de la banque

Haya, saha ftorek et sans rancune

Radia M écrit : 1 octobre, 2007 at 19:29

C’est trés bien qu’on approfondisse le débat sur cette question car il ne faut pas oublier que ce sont les deniers de l’Etat !

Pourquoi du reste devrions-nous, nous aussi, nous résigner et accepter de fermerles yeux sur ceux qui ont détourné

“subtilement ” les 900 millions de dollars du CPA ?

C’est quoi cette approche qui veut que parce qu’il y a projet de privatisation, tous ceux qui seraient contre seraient taxés de suspicion ?

Qui a intérêt à voir le CPA privatisé ? eh bien naturellement et évidemment d’abord ceux qui ont bénéficié de crédits qu’ils ne rembourseront jamais !

Radia M

Salim Teres écrit 1 octobre, 2007 at 19:36

L’éclairage de Slim Trika nous donne en effet à réfléchir et surtout à ne pas nous contenter des approches élémentaires de la privatisation.

Une rétrospective du CPA donne de nouveaux éléments d’appréciation à ce que les autorités veulent faire en la matière.

Ceux qui dénoncent ce projet ne sont pas contre le principe d’une privatisation, ils l’ont dit à plusieurs reprises.

Seulement, ils disent leur crainte de voir les 900 millions de dollars être effacés par divers stratagèmes et d’abord par la privatisation elle-même.
 



« L’irakisation de l’Algérie ? J’y crois et je m’explique ! »

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Oui, le risque d’irakisation est là ! Il faut que les Algériens comprennent une évidence que nous martelons ici depuis des lustres: l’axe Paris-Washington-Tel-Aviv avec en arrière plan le soutien de celui de Rabat – Ryad – le Caire est en train de jouer la montre et attend que le pays soit suffisamment mûr pour le faire imploser de l’intérieur.

1. L”irakisation de l’Algérie est une hypothèse de travail qui doit être non seulement permanente dans l’esprit et les actions de nos dirigeants (militaires et civils) mais également dans celui de tous les citoyens. La négliger est tout simplement criminel ! Pour survivre, l’Algérie qui évolue dans un environnement géopolitique hostile n’a d’autre alternative que d’être forte militairement, politiquement, économiquement et technologiquement. Hélas ni notre Président, ni nos célébres ‘mokhs’ en activité ou à la retraite ne semblent avoir pris conscience de la dimension de ce péril! Et j’ajouterai même pour être honnête : ni les participants de ce site (moi compris!)

(suite…)



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